Quelques vieux remèdes

Un petit tour en Bretagne pour les fêtes, un passage par Guérande bien sûr où l’on trouve le meilleur sel paraît il, oui il existe certaine polémique entre le sel de Guérande et de Noirmoutier.  Je ne rentrerai pas dans ce genre de considération, mais je vous ai déjà parler des bienfaits du sel maintenant nous allons parler de quelques vieux remèdes de Bretagne ou d’ailleurs.

Je vous avais promis des remèdes pour les lendemains de veille, parlons donc du :

-Fragon le petit houx (Ruscus aculeatus), en Bretagne on reconnaît la faculté aux racines d’éliminer les restes de ripailles, il est dit aussi que pour cela l’on peut boire en cinq fois un litre d’eau bouillie avec une poignée de feuilles tendres. Une poignée de feuilles de buis et une poignée de petit houx dans un litre d’eau, on obtient un remède contre les fièvres, il faut en boire un verre toute les heures en une à trois prises.

-Chou (Brassica oleracea), remède employé depuis l’antiquité. Hippocrate « le père de la médecine », préconisait les choux cuits dans du miel, contre les troubles intestinaux. A la renaissance, les Allemands et les Flamands, servaient les choux en entrée et en fin de repas, afin de pouvoir absorber d’énormes quantités de vins et de bières. Les marins étaient protéger du scorbut par une alimentation riche en choucroute. Le jus de chou est reconnu pour son action cicatrisante, désinfectante des parois de l’estomac et de l’intestin. Il a une grande teneur en vitamine C, A, B, riche en souffre, c’est un antibiotique naturel. Préparation du jus de chou rouge ou vert : Passer à la centrifugeuse les feuilles de chou bien lavées et essuyées. Préparer suffisamment de jus pour la journée et le conserver au frais. Le jus se prend aromatisé avec un peu de miel, de 2 à 3 verres (verre à porto) en dehors des repas, en cure de 3 semaines. A recommencer, si nécessaire, après un arrêt de 3 semaines.

– Menthe (Mentha … toutes on a peu de chose près les mêmes propriétés), Charlemagne en ordonna la culture comme plante médicinale, elle fut alors cultivée dans tous les couvents, mais intéressa aussi herboristes et sorciers. La tisane de menthe est recommandée pour le soin et le réconfort de nombreux problèmes de santé.

En voici quelques exemples non exhaustive : On peut utilisé les tisanes de menthe contre les vers des enfants. on peut aussi leur apposer des cataplasmes sur leur ventre. Elle est bonne pour uriner et suer, dans les digestions difficiles, les cas de colites, de gaz, de mauvaise haleine et de foie engorgé. Parfaite en fin de repas de fête. -Mélisse (Melissa officinalis), plante ressemblant très fort à la menthe, également appréciée depuis l’antiquité, Les moines bénédictins la rapportèrent d’Espagne où elle était employée par les médecins arabes, dont Avicenne qui déclaraient : « Elle est propre à ranimer le courage, relever les forces, chasser les soucis ». Ses feuilles permettent de préparer un vieux remède populaire « l’alcool de mélisse », utilisé contre le coup de chaleur, ou de fatigue, le mal de transport, les débuts d’indigestion.

Préparation de l’alcool de mélisse :

  • 50 gr de mélisse fraiche
  • 15 gr de zeste de citron
  • 15 gr de coriandes en grains
  • 15 gr de clous de girofle
  • 15 gr de muscade rapée
  • 10 gr de racine d’angélique sèche
  • 5 gr de cannelle en baton
  • 1 litre d’eau de vie

mettre le tout dans un bocal en verre, agiter tous les jours le bocal pendant 15 jours, puis filtrer avec soin le liquide. Conserver-le dans de petits flacons de verre bien bouchés. Boire lentement un petit verre à liqueur en cas de malaise. Ce remède était surnommé « or potable » il servait à lutter contre les syncopes, les évanouissements, les obstructions du foie, de la rate, des reins et surtout un ami du coeur qu’il réjouit et fortifie dans ses faiblesses.

Voici donc quelques plantes qui peuvent vous aider pour ce moment de fête.
Et vous quel sont vos remèdes préférés ? ou avez vous tester ceux ci ?