Le manque de l’autre.

Il existe des manques qui vous rongent l’âme, le corps. Des douleurs aux ventres et des envies de crier NON !!

Il existe des manques que l’on décide de subir, car nous pensons que c’est la meilleure façon d’avancer, de ne plus reculer.

Il existe des manques que nous ne pourrons jamais remplacer, car notre main ne pourra plus jamais prendre la sienne et il ne nous guidera plus sur la terre, car le ciel l’a avalé sans rien vous demander. Un amour paternel ou maternelle ne peut se remplacer comme une fleur fanée. Le regard de votre père, votre mère et même de votre enfant personne ne pourra le porter à leur place.

Ce manque est une douleur que l’on combat au début, on s’arme contre elle, épée et bouclier en main. Parfois on le nie, oui on nie la perte pour ne pas endosser le manteau de la peine. Puis c’est si différent pour chaque personne de supporter la disparition.

Ensuite on grandit et laisse cette peine vous envahir et vous accompagner pour guérir. J’avoue que me laisser envelopper de ma peine m’a permis d’avancer sans oublier que mon père était fier de moi et que son regard  était celui d’un homme qui voyait en moi une géante .

Je pensais ne plus rencontrer de manque avant un long moment, je parle d’un vrai manque.

Mais je subis un manque, alors que je ne le veux pas. Un manque qui me ronge de l’intérieur.

Qui me laisse des larmes de colère, d’impuissance. Comment le gérer ? Comment m’envelopper de mon manteau de douleur quand je ne le veux pas.

Je veux cet amour si puissamment, mon corps le réclame et mon coeur en explose de manque. Je ne l’ai jamais touché et pourtant il m’a donné mes ailes et ma confiance.

Il me guide et me respecte, me soutiens, me comprends, m’épuise aussi.

Son manque est aussi douloureux que la perte de mon père, comment comprendre qu’aimer ainsi me fait peur et que je ne sais pas comment le vivre. Il est un tout et un rien. Il est beau et fragile, il est grand et si faible.

Oui je ne savais pas que le manque était aussi cela et je me bats chaque jour pour vivre avec, en faire mon ami et pourtant je voudrais tuer ce manque et me libérer.

Le manque de l’autre est un volcan, c’est silencieux et cela grandit à éclater et là vous voulez à nouveau crier NON !!! Je ne le veux pas.

Je rejette ce manque et l’avale pourtant, car cela me donne l’impression qu’il est encore là.

Le manque de l’autre quand vous aimer plus que de raison est un gouffre où la sortie est à l’infini.

J’ai découverts le vrai sens du mot amour, ce que cela donne et je n’ai jamais été aussi forte et géante qu’à travers cet amour. Oui il a fait de moi cette femme que je ne reconnais pas et qui est en manque de lui !